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Vu au Bon Marché

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Je me rends régulièrement au Bon Marché . Et à chaque fois, je passe par La Grande Epicerie. C'est un spectacle très baroque. A la longue, je m'étonne à peine du volume de ces nabuchodonosor de Veuve Cliquot (quinze litres) ou des cinq mille euros réclamés pour ce coffret de Dom Perignon. La Grande Epicerie possède un côté baroque. C'est le luxe agroalimentaire dans ce qu'il a de plus superficiel, de plus ostentatoire. Comme cette demi-bouteille de Veuve Cliquot rosé vendue dans son conteneur isotherme rose bonbon. Bien sûr, l'alcool est prompt à tous les excès. En premier lieu le champagne, boisson festive par excellence. Mais presque tous les rayons possèdent leur lot de produits incroyables. Prenez l'huile d'olive...  Il y a quelques mois, Lesieur lançait Isio 4 Olive, une huile de colza, de lin et de tournesol avec 20% d'olives. La publicité ciblait explicitement ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une vraie huile d'olive. Ah, ah, q...

Sous le ciel

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En début d'année,  le Bon Marché  a accueilli une nouvelle installation d'art contemporain.   Cette fois-ci, c'était une carte blanche à l'Argentin Leandro Erlich. Il a nommé son installation "Sous le ciel".   En rajoutant des éléments en contreplaqué, les escalators du grand magasin s'enroulent, façon BD de Serre...  Quant au plafond, il reçoit un "toit ouvrant" qui se déploie avec un bruit de crémaillère...   Un peu de poésie, ça ne fait pas de mal. Pourquoi l'art contemporain devrait-il forcément être provocateur et agressif ?

Entendu au Bon Marché

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Bientôt, il faudra que je rebaptise ce blog, "Le blog Bon Marché". Il faut dire qu'en matière d'art contemporain, ce grand magasin est plus probant que bien des musées et des galeries...   Donc j'y reviens,  encore et encore . La dernière installation est de Loïc Prigent. Il s'agit de citations entendues dans le magasin. Elles sont disposées à divers endroits (de quoi nous donner envie de visiter les lieux.)   C'est un exemple de snobisme qui tombe à plat. De gens qui veulent employer des mots qu'ils ne maitrisent pas. Qui se prennent pour des stars. C'est la génération  Kim Kardashian .   Ils sont ridicules et ils ne s'en rendent même pas compte ! Le magasin a pris les citations pour en faire des magnets, des assiettes, des tabliers, des cartes postales... Ma préférée, ça reste l'histoire du lampadaire hallucinogène. On dirait le titre d'une revue littéraire post-Woodstock.

Chiharu Shiota

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Décidément, le Bon Marché devient un haut lieu de l'art contemporain parisien ! Un an après  Ai Weiwei , c'est la Japonaise Chiharu Shiota qui est invitée. Vu d'en bas, on ne voit que des mobiles. Il faut monter à l'étage pour comprendre le sens : des dizaines de coques de bateau, faits de cordes et suspendus par des tiges métalliques. A l'extérieur, c'est l'inverse : des coques métalliques suspendues par un maillage arachnéen. A un autre endroit, on passe dans un tunnel. L'occasion de voir que les fameuses cordes blanches sont de fins lacets tendus, qui s'entrecroisent...

Exposition Ai Weiwei

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Il y a quelques années, j'avais été voir la rétrospective Ai Weiwei au Jeu de Paume. Lorsque j'ai appris qu'il avait réalisé une installation au Bon Marché, il FALLAIT que j'y aille !   Le fond est très étonnant : utiliser la verrière d'un grand magasin comme lieu d'exposition. On est à la croisé des chemins entre l'artistique et le commercial. C'est très warholien. La forme, par contre, est décevante. Ai revisite le bestiaire imaginaire chinois avec des mobiles en bois, recouvert de papier de soie. C'est un bon moyen de (re)découvrir cette mythologie méconnue en occident. Mais est-ce vraiment de l'art ? Est-ce vraiment digne d'un artiste de l'envergure d'un Ai Weiwei ? J'y vois plutôt un travail de décorateur d'intérieur.