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Affichage des articles associés au libellé Route de la soie

Sur les Routes de Samarkand

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Je suis fasciné par la Route de la Soie. C'est une histoire d'empires en compétition pour le contrôle de l'Asie Centrale, mais forcés de collaborer pour des raisons économiques. Ferdinand von Richthofen conceptualisa la Route de la Soie. Il en tira une histoire très romancée de caravanes filant d'Extrême-Orient vers le Proche-Orient. C'était aussi l'histoire d'un métissage, alors qu'à cette époque -le Moyen-âge- l'Europe était recroquevillée sur elle-même. Depuis une dizaine d'années, la Chine s'est emparée du sujet . Elle y voit une preuve de sa puissance passé. Aussi, cela sert de justification pour une vassalisation de ses voisins. La Nouvelle Route de la Soie ne serait qu'un retour à un ordre pré-occidental. Quid de la vision Arabo-musulmane ? Comment percevaient-ils la Route de la Soie ? Quels étaient leurs rapports avec une Chine impérial et impérialiste ? Comment voit-il l'avenir ?C'est avec intérêt que je me rendis à l...

Chine, terre d'islam

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Je recommande ce livre d'Emmanuel Lincot, aux PUF. Il traite des rapports entre la Chine et le monde arabo-musulman. En 752, 19 ans après Poitiers, les Arabes défaisaient les Chinois à Talas, dans l'actuel Kirghizistan. Le général Abu Muslim n'alla pas plus à l'est. Il se contenta d'islamiser l'Asie Centrale. Côté Chinois, cette défaite précipita la chute l'empereur Suzong et la dynastie Tang ne s'en remit pas. Ce fut le tout premier contact entre la Chine et l'islam. A l'ouest et au nord, la Chine faisait face à des contrées sauvages et peu peuplées. Dans les bons jours, l'empire eu une stratégie par cercles. Des paysans étaient envoyés dans les territoires en lisière de l'empire, afin de les siniser. Au-delà, des soldats tentaient de soumettre les populations nomades, à coups d'expéditions punitives et de faits accomplis. Enfin, bien au-delà des frontières, la Chine envoyait des diplomates et des commerçants auprès des roitelets ami...

Afghanistan

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 Je suis né en 1978 et j'ai toujours connu un Afghanistan instable.   Le rêve post-taliban de 2002, c'était de repartir de zéro. Ouvrir le robinet d'aide pour bâtir un Afghanistan stable, multi-ethnique, développé économiquement et socialement. Que la nouvelle génération connaisse autre chose que la guerre.   Pendant 20 ans, on a tenu à bout de bras le pays, avec mille milliard d'euros d'aides. On a arrosé complaisamment des chefs de guerre "pro-occidentaux". Quitte à fermer les yeux sur la pusillanimité de certains avec les taliban, les trafics de drogue, la pratique des batcha bazi... Aujourd'hui, une grosse moitié des Afghans et un gros quart des Afghanes sait lire et écrire. 47% de la population Afghane vit sous le seuil de pauvreté. L'espérance de vie est d'environ 45 ans. Un tiers de Afghanes seront mariées avant d'atteindre 18 ans. 46% des épouses Afghanes se sont faites violées par leur mari, ces 12 derniers mois.   C'était un b...