Je me rends régulièrement au Bon Marché . Et à chaque fois, je passe par La Grande Epicerie. C'est un spectacle très baroque. A la longue, je m'étonne à peine du volume de ces nabuchodonosor de Veuve Cliquot (quinze litres) ou des cinq mille euros réclamés pour ce coffret de Dom Perignon. La Grande Epicerie possède un côté baroque. C'est le luxe agroalimentaire dans ce qu'il a de plus superficiel, de plus ostentatoire. Comme cette demi-bouteille de Veuve Cliquot rosé vendue dans son conteneur isotherme rose bonbon. Bien sûr, l'alcool est prompt à tous les excès. En premier lieu le champagne, boisson festive par excellence. Mais presque tous les rayons possèdent leur lot de produits incroyables. Prenez l'huile d'olive... Il y a quelques mois, Lesieur lançait Isio 4 Olive, une huile de colza, de lin et de tournesol avec 20% d'olives. La publicité ciblait explicitement ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une vraie huile d'olive. Ah, ah, q...
A deux mois d'intervalle, deux des trois membres du Yellow Magic Orchestra sont décédés. Le YMO, c'était d'abord un délire d'artistes : l'électro de Kraftwerk , mâtiné de city-pop japonaise. Les Japonais parodiaient aussi bien l'électro ( Computer Game , Neue Tanz ...), que la city-pop ( Nice age , Limbo -jeu de mot avec le Pôle Emploi japonais-, You've got to help yourself ...) avec une pointe de nationalisme ( La femme Chinoise , Seoul music ...) Un gag, oui, mais produit et réalisé avec soin. Chacun y avait son instrument de prédilection (la basse pour Haruomi Hosono, le piano pour Sakamoto et la batterie pour Takahashi), mais tous les trois jouaient du clavier, chantaient et produisaient. Akiko Yano, l'épouse de Sakamoto était le quatrième membre (voix féminine, chœur et clavier additionnel, en concert.) Techniquement, le YMO profita aussi de l'explosion Japonaise en matière d'instruments électronique. Rukihiro Takahashi était le discret-bat...
En début d'année, le Bon Marché a accueilli une nouvelle installation d'art contemporain. Cette fois-ci, c'était une carte blanche à l'Argentin Leandro Erlich. Il a nommé son installation "Sous le ciel". En rajoutant des éléments en contreplaqué, les escalators du grand magasin s'enroulent, façon BD de Serre... Quant au plafond, il reçoit un "toit ouvrant" qui se déploie avec un bruit de crémaillère... Un peu de poésie, ça ne fait pas de mal. Pourquoi l'art contemporain devrait-il forcément être provocateur et agressif ?
Le poulet crousty, c'est LA sensation gastronomique de 2025 (voire des années 20.) Et grâce à moi, vous allez savoir préparer ce met ! Samedi dernier, grand évènement : Krousty Sabaidi inaugurait son premier restaurant à Paris, aux Halles. La chaine annonçait qu'elle allait distribuer gratuitement mille "poulet krousty". L'influenceur Fares Salvatore était là pour arranger la foule qui patientait. Ca s'est terminé en émeute générale. Krousty Sabaidi ? Fares Salvatore ? Poulet Krousty (ou "crousty") ? Si vous n'êtes pas ado, vous êtes sans doute complètement largué. Rassurez-vous, beaucoup sont comme vous. Les journalistes enquêtèrent donc sur ce phénomène gastronomique. Faut-il y voir un plat Asiatique ? Car à l'origine, il était vendu dans les fast-foods asiatiques aux côtés des bo-bun et autres nems. D'autre parlent de "afrobowl" ; par analogie avec le pokebowl. Un pokebowl, sans légume, ni fruits, mais avec du poulet pané. En...
Lorsque j'étais à Zanzibar , j'ai pu acheter un gros sac d'ibiscus séché. Grâce à cela, j'ai pu faire du karkadeh ! J'avais découvert cette boisson lors d'un séjour en Egypte, il y a une quarantaine d'années. Pour préparer du karkadeh, il vous suffit de fleurs d'ibiscus séchée, d'une casserole d'eau et c'est tout ! Faites bouillir l'eau, puis jetez-y les fleurs. Instantanément, elles vont libérer leur jus rouge. Vous pouvez retirer la casserole du feu, au bout d'une ou deux minutes. Filtrez et voilà ! Le karkadeh est bon pour le foie. Par contre, c'est très acide. Je recommande d'y ajouter du sucre de canne. Au Sénégal, le Bissap se boit froid. On rajoute des glaçons dans le karkadeh, ainsi que de la menthe et du sucre. A Madagascar, on le boit avec de la vanille. NDLA : merci à Vanoa pour ces deux dernières précisions sur le karkadeh.
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