Première classics
La presse papier a compris qu'elle ne pouvait pas lutter avec le web sur l'actualité. Solution : jouer la carte "nostalgie". D'où ce premier numéro de Première Classics. C'est un "mook", un mélange de livre et de magazine.
Mouais. C'est très touffu. On a droit aux transcriptions des bonus des DVD collector de Terminator 2 et New York 1997. Avec ce mantra : ce sont des films "actuels". C'est vrai pour T2, un vrai choc visuel. Ca l'est moins pour New York 1997, avec son héros très 80s et des effets spéciaux qui ont mal vieilli. D'ailleurs, pourquoi est-ce que dire qu'un film témoigne de temps révolus, c'est forcément péjoratif ? 37.2° le matin est justement le film d'une époque. Celle du début des années 80, la fin des grandes idées, des grands combats et la recherche d'un bonheur individuel et immédiat. C'est l'un des seuls films que je n'ai pas vu. IP5 m'a dégouté de Jean-Jacques Beneix. Je l'avais trouvé prétentieux, foutraque (dans le mauvais sens du terme) et surtout, le "zyva" de banlieue et le petit garçon noir semblait avoir été déposés là juste pour faire "djeuns". 3 hommes et 1 couffin, ce n'est pas le meilleur film de Coline Serreau. La Crise, avec un Vincent Lindon déboussolé face à des bobos égoïstes était plus mordant. Là, c'était une gentille comédie, à regarder le dimanche soir, en famille, sur TF1. Je regrette que les auteurs n'aient pas pris plus de recul. Sur 3 hommes et 1 couffin, le succès n'était-il pas du au fait que certains s'y sont retrouvés. Non pas parce qu'ils ont abandonné un bébé, mais parce que le film est aussi une métaphore du divorce, avec ces hommes qui doivent élever un bébé, seuls. Puis ce couffin que les parents biologiques se refilent ? L'interview de Stanley Kubrick post-Full Metal Jacket fut sortie tel quel d'un Première de l'époque. On comprend que le journaliste se soit retrouvé désemparé face à un tel monstre, mais l'entretien semble digne d'un fanzine. Ca manque de recul. Le recul, c'est encore ce qui manque sur Highlander. Et puis, comment peut-on parler de ce film sans évoquer It's a kind of magic ? C'était le tube qui a réveillé Queen (qui s'était perdu en jouant au casino de Sun City, en plein apartheid.) Christophe Lambert était bon, car on lui demandait d'être un homme un peu perdu. Un guerrier Ecossais dans le monde moderne. Et puis il y a ce Superman lives. C'est intéressant de voir ce making-of d'un film qui ne s'est jamais fait... Et de comment Tim Burton a empoché un gros chèque, même sans tourner ! Après, on voit surtout que ça aurait été un navet cosmique, avec Hasbro à la production et un Nicolas Cage au jeu déjà très sobre...

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