J'ai visité le Musée des Arts et Métiers, temple (ou plutôt "église" !) de révolution industrielle. Et c'était franchement chiant. Je vous le déconseille. C'était la première fois que je visitais ce musée. J'ai pourtant été étudiant au CNAM, dont le musée est une émanation. De plus, j'ai un intérêt pour l'histoire industrielle et les progrès techniques. Enfin, je suis un fan des BD de François Schuitten, lequel a participé au réaménagement de la Chapelle des Arts et Métiers. Et plus généralement, sa série des Cités Obscures se déroulent dans un univers parallèle, au tournant du XXe siècle, où les délires d'ingénieurs et d'architectes auraient pris vie. On y accède par le métro Arts et Métiers. Une station également dessinée par Schuitten. L'architecte et auteur Belge avait voulu ce cadre steampunk avant l'heure. Avec ses grandes roues, comme si les machines du musée avaient crevé le plafond... Le Musée des Arts et Métiers (MuAM, pour l...
Le poulet crousty, c'est LA sensation gastronomique de 2025 (voire des années 20.) Et grâce à moi, vous allez savoir préparer ce met ! Samedi dernier, grand évènement : Krousty Sabaidi inaugurait son premier restaurant à Paris, aux Halles. La chaine annonçait qu'elle allait distribuer gratuitement mille "poulet krousty". L'influenceur Fares Salvatore était là pour arranger la foule qui patientait. Ca s'est terminé en émeute générale. Krousty Sabaidi ? Fares Salvatore ? Poulet Krousty (ou "crousty") ? Si vous n'êtes pas ado, vous êtes sans doute complètement largué. Rassurez-vous, beaucoup sont comme vous. Les journalistes enquêtèrent donc sur ce phénomène gastronomique. Faut-il y voir un plat Asiatique ? Car à l'origine, il était vendu dans les fast-foods asiatiques aux côtés des bo-bun et autres nems. D'autre parlent de "afrobowl" ; par analogie avec le pokebowl. Un pokebowl, sans légume, ni fruits, mais avec du poulet pané. En...
Je me rends régulièrement au Bon Marché . Et à chaque fois, je passe par La Grande Epicerie. C'est un spectacle très baroque. A la longue, je m'étonne à peine du volume de ces nabuchodonosor de Veuve Cliquot (quinze litres) ou des cinq mille euros réclamés pour ce coffret de Dom Perignon. La Grande Epicerie possède un côté baroque. C'est le luxe agroalimentaire dans ce qu'il a de plus superficiel, de plus ostentatoire. Comme cette demi-bouteille de Veuve Cliquot rosé vendue dans son conteneur isotherme rose bonbon. Bien sûr, l'alcool est prompt à tous les excès. En premier lieu le champagne, boisson festive par excellence. Mais presque tous les rayons possèdent leur lot de produits incroyables. Prenez l'huile d'olive... Il y a quelques mois, Lesieur lançait Isio 4 Olive, une huile de colza, de lin et de tournesol avec 20% d'olives. La publicité ciblait explicitement ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une vraie huile d'olive. Ah, ah, q...
La période des fêtes est terminée. Plusieurs produits désertent les rayons des supermarchés, dont le panettone... Lorsque j'étais petit, il y avait un traiteur italien, dans mon quartier. Nombre d'immigrés d'Italie méridionale s'étaient installés dans le Val de Marne, dans les années 50-60. Ils y retrouvaient les précédentes vagues d'immigration transalpine. Donc, on trouvait des traiteurs-épiciers Italiens, dans les quartiers avec des Italiens. Elle vendait du parmesan à la coupe, de la mozzarella, des olives marinées... Ma mère y passait régulièrement. Derrière le comptoir, il y avait une boite en carton contenant une brioche qui me semblait immense. Son nom : panettone. Ce qui était encore plus mystérieux, c'était la marque : Motta. Motta, comme le fabricant de glaces ? Quelle est l'origine du panettone ? Dans le livre Qualita, scènes d'objet à l'italienne , on nous parle de Catherine de Médicis, après son mariage avec le dauphin. Son cuisinier lu...
J'étais dans le coin, j'ai vu de la lumière, alors je suis venu ! Plus sérieusement, Dan Latif m'avait invité à sa nouvelle exposition. Et il se trouve que je n'étais pas (si) loin que ça, le jour J... J'avais assisté à ses deux précédentes expositions aux Batignolles. Mais cette fois, c'est au casino des Sables d'Olonnes qu'il expose. C'est par amour pour une Sablaise que Dan Latif est venu pour la première fois aux Sables d'Olonnes. L'amourette a fait long feu, mais le photographe est revenu avec son appareil. Car dans le casino, il expose des portraits de Sablais. Et non ses précédents portraits Parisiens. Comme à Batignolles, Dan Latif réalise des portraits. Ce sont plus que des photos. Il immortalise des personnages pittoresques des Sables d'Olonnes. Le photographe s'intéresse à leurs vies, leurs parcours, le rapport à la ville, etc. Il faut ensuite l'entendre parler avec gourmandise de chaque personne ! Enfin, pas maintena...
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