Un groupe que j'aime bien, mais dont personne ne parle jamais, c'est 808 State. Au mieux, on y voit les auteurs d'un seul hit, Pacific State . Le groupe n'a pas d'actualité, mais j'avais envie de l'évoquer, comme ça. La house music a d'abord été une révolution technologique. Les prix des synthétiseurs et des séquenceurs s'étaient effondrés. Surtout, de nouvelles machines apparaissaient en permanence. Les musiciens les plus fortunés s'offraient le dernier cri et ils jetaient leur ancien matériel à la poubelle. Il y avait donc quantités de machines encore potable, vendue pour une bouchée de pain... Dont le Roland TR-808 qui donna son nom au groupe. Grâce à ces machines, beaucoup sautèrent le pas. Des DJ avaient l'idée de deux, trois accords ou bien de jouer avec un sample. Une boite à rythme et le tour était joué ! Mais souvent, ils n'avaient jamais eu qu'une seule idée. Des producteurs montèrent des groupes, en castant des chanteuses ...
J'ai visité le Musée des Arts et Métiers, temple (ou plutôt "église" !) de révolution industrielle. Et c'était franchement chiant. Je vous le déconseille. C'était la première fois que je visitais ce musée. J'ai pourtant été étudiant au CNAM, dont le musée est une émanation. De plus, j'ai un intérêt pour l'histoire industrielle et les progrès techniques. Enfin, je suis un fan des BD de François Schuitten, lequel a participé au réaménagement de la Chapelle des Arts et Métiers. Et plus généralement, sa série des Cités Obscures se déroulent dans un univers parallèle, au tournant du XXe siècle, où les délires d'ingénieurs et d'architectes auraient pris vie. On y accède par le métro Arts et Métiers. Une station également dessinée par Schuitten. L'architecte et auteur Belge avait voulu ce cadre steampunk avant l'heure. Avec ses grandes roues, comme si les machines du musée avaient crevé le plafond... Le Musée des Arts et Métiers (MuAM, pour l...
Bonne Maman a profité de la fête des mères pour ouvrir un pop-up store dans Paris... Pardon, une "boutique éphémère". Du 3 au 25 mai, Bonne Maman est ainsi présent Rue de Turenne. Des boutiques éphémères, on en vit dès la fin des années 90 dans Paris. A l'origine, c'était un phénomène anticonsumériste. Vendre des objets inédits sur un temps très limité et tant pis pour la rentabilité de l'opération. Très vite, le luxe s'empara de l'idée. Puis ce furent le tour des marques grand public. Pour ces dernières, il s'agissait de créer l'évènement et de s'affranchir de leur réseau de distribution habituel. Google nous apprend que Bonne Maman avait ouvert un pop-up store en 2018. Une péniche parisienne avait été transformée en lieu de présentation des confitures, avec également atelier de cuisine, cours de yoga et de méditation (!) Sept ans plus tard, les cours de méditation et de yoga ont disparu. Par contre, l'atelier cuisine est toujours là. Bon...
J'ai pris environ un milliers de photos en Chine . Mais mes interlocuteurs Chinois n'ont que faire des temples, des jardins ou de mes "photos insolites". Non, ce qui les intéresse, c'est "Ali". Car après Foxconn , j'ai eu la chance de visiter un autre temple du capitalisme Chinois. Les GAFAM Chinois ont prospéré dans une alliance de la censure et du protectionnisme. La Chine s'est longtemps abritée derrière ses règles draconiennes en matière de contrôle du contenu, pour refuser les réseaux sociaux US. Mais lorsque Mark Zuckerberg proposa un Facebook réservé à la Chine, ultra-fliqué et hébergé sur un serveur Chinois, il reçu une fin de non-recevoir. Les réseaux sociaux Chinois ont pu donc prospérer dans un marché captifs de plusieurs centaines de millions d'internautes. Messagerie, streaming vidéos, films, musique... Les Chinois ne peuvent employer que des applis Chinoises. Alibaba ne craint pas la concurrence d' Amazon . Leurs téléphon...
Dans Paris, j'ai croisé des Chinoiseries et des artefacts authentiquement Chinois . Entre les deux, il y a l'improbable "pagode de M. Loo". Lu Huan Wen était a priori un fils de paysans misérables du Zhejiang. Vers 1900, il parti chercher du travail à la ville. Il se lia à un certain Zhang Jinjiang, un fils de bonne famille. Zhang fut muté à l'ambassade de Chine, en France et Lu le suivi. Il devint alors Loo Ching Tsai. A Paris, il travailla dans un magasin d'antiquités Chinoises. En 1908, il ouvrit son propre magasin. Le business était lucratif : acheter des vieilleries dont la bourgeoisie citadine Chinoise ne voulait plus et la revendre à prix d'or à Paris. En 1925, il rachète un hôtel particulier Haussmannien, qu'il fit transformer en pagode du XIXe siècle. Un architecte Parisien, François Bloch, fut chargé du travail. En 1926, l'œuvre fut achevée. Ce n'est donc pas tout à fait une Chinoiserie et ce n'est pas tout à fait authentiqu...
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