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Karl Marx avait tort

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Samedi dernier, Karl Marx aurait eu 200 ans. Le  New York Times  signa un article au titre provocateur : "Happy birthday Karl Marx. You were right." Evidemment, c'est un putaclic, davantage digne de  Buzzfeed  que d'un vénérable journal.   De toute façon, Marx avait tort.   Marx est le philosophe de la deuxième révolution industrielle. Au milieu du XIXe siècle, les états d'Europe occidentale connurent des transformations sociales et sociétales radicales. Les grands gagnants, c'était la bourgeoisie citadine. Elle avait les capitaux, la formation, le réseau et l'aventurisme économique pour anticiper la nouvelle donne. Les grands perdants, c'est d'abord l'aristocratie féodale. Incompétente et inadaptée, elle fut balayée par le parlementarisme et la bureaucratie. Le clergé perdit son monopole dans la gestion de l'état-civil, l'éducation et la santé (face à la professionnalisation de l'enseignement et de la médecine.) Elle n'avait mê...

Un futur Burger King

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Bientôt un Burger King près de chez moi ! En fait, il sera situé sur  l'emplacement du KFC , qui a fait long feu. Après, ça a été un Hector. Un clone de KFC, mais halal. Je ne vais pas m'étendre là-dessus.   Mais Grand Paris oblige, mon centre commercial anticipe un virage boboïsant. Encore que ma banlieue n'a pas eu droit à ces programmes immobiliers destinés à accueillir les réfugiés de la gentrification de Paris (c'est comme ça, le bobo trouve toujours plus bobo que lui...) En attendant, en tant qu'amateur de Whooper, je suis content. Pour le fun, Burger King affiche son logo japonais. Dans les films, on a toujours l'impression que les langues d'Extrême-Orient sont hyper-compliquées, avec des renvois à des coutumes anciennes, avec des subtilités incompréhensibles pour le commun des mortels... Mais en fait, là, il y a juste écrit "bu-ga ki'n gu". C'est à dire Burger King en transcription phonétique (katakana.)   Et les obscurs caractères ...

Copycomic

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  Des comiques, on en a connu depuis la nuit des temps. Dans la Grèce antique, il existait déjà des personnes montant seules sur scène, pour faire des sketch humoristiques ! Mais depuis quelques années, il ne faut plus parler de "comiques" ou de "one man show". Désormais, il faut parler de "stand-up [comedy]".   Le premier artiste célèbre de stand-up, c'était Charlie Barnett. A la fin des années 70, il improvisait des sketchs dans Central Park, se moquant de son audience, parlant de races, du sida... Eddy Murphy lui doit beaucoup et il inspira toute une génération de comiques US, des années 80-90, de Chris Rock à Dave Chapelle, en pensant par Jerry Seinfeld.   Le stand-up est arrivé en France au début des années 2000, à la faveur de Jamel Debouze et son "Comedy Club". Terminé, le comique -souvent blanc- qui récite par chœur des sketchs écris par un autre. Place à des spectacles avec de l'improvisation (l'interaction avec le public éta...

Speakeasy

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Speakeasy ? Durant la prohibition, aux USA, la vente d'alcool était interdite. Mais la demande était là. Alors certains restaurants a priori honorables disposaient d'une arrière-salle. On y entrait par un passage secret et là, c'était le royaume du stupre ! De l'alcool, du jazz, du jeu, des noires... Et les clients du restaurant n'ont aucune idée de ce qui passe dans l'arrière-salle ! Certains lieux possédaient même une sortie secrète, en cas de descente de police. D'autres bars, eux, avaient pignon sur rue, mais ils ne servaient de l'alcool qu'aux personnes connaissant le code secret.   Voilà pourquoi, dans les films sur la prohibition, lorsque les protagonistes sont dans un bar, c'est en sous-sol ou dans une pièce sans fenêtres. Existait-il vraiment des speakeasy durant la prohibition ? Certains bars avaient aménagé leur cave. On a aussi retrouvé des sorties de secours dans d'autres bars. Mais les dancing accueillant une centaine de clients...

Kitsch

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Cette Taverne de Maitre Kanter n'y va pas avec le dos de la cuillère, pour le côté "alsacien" !   Notez la fausse cigogne sur le toit... 

La pagode de M. Loo

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Dans Paris, j'ai croisé des Chinoiseries et des artefacts authentiquement Chinois . Entre les deux, il y a l'improbable "pagode de M. Loo".   Lu Huan Wen était a priori un fils de paysans misérables du Zhejiang. Vers 1900, il parti chercher du travail à la ville. Il se lia à un certain Zhang Jinjiang, un fils de bonne famille. Zhang fut muté à l'ambassade de Chine, en France et Lu le suivi. Il devint alors Loo Ching Tsai. A Paris, il travailla dans un magasin d'antiquités Chinoises. En 1908, il ouvrit son propre magasin. Le business était lucratif : acheter des vieilleries dont la bourgeoisie citadine Chinoise ne voulait plus et la revendre à prix d'or à Paris.   En 1925, il rachète un hôtel particulier Haussmannien, qu'il fit transformer en pagode du XIXe siècle. Un architecte Parisien, François Bloch, fut chargé du travail. En 1926, l'œuvre fut achevée. Ce n'est donc pas tout à fait une Chinoiserie et ce n'est pas tout à fait authentiqu...

Des chameaux

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L'autre jour, dans Paris, un cirque exposait sa ménagerie. Il y avait ainsi de paisibles chameaux. C'était plutôt insolite. 

Sous le ciel

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En début d'année,  le Bon Marché  a accueilli une nouvelle installation d'art contemporain.   Cette fois-ci, c'était une carte blanche à l'Argentin Leandro Erlich. Il a nommé son installation "Sous le ciel".   En rajoutant des éléments en contreplaqué, les escalators du grand magasin s'enroulent, façon BD de Serre...  Quant au plafond, il reçoit un "toit ouvrant" qui se déploie avec un bruit de crémaillère...   Un peu de poésie, ça ne fait pas de mal. Pourquoi l'art contemporain devrait-il forcément être provocateur et agressif ?

L'eau, ça mouille

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Je n'aime pas février. Il fait froid. Un froid glacial. Et le moindre lieu est surchauffé. Comment s'habiller ? Bien se couvrir et transpirer à grosses gouttes dès que l'on entre quelque part (comme, par exemple, un métro -bondé, forcément-) ? Ou bien s'habiller en vue du "dedans" et crever de froid dès que l'on est dehors ? En plus, il pleut tout le temps. Enfin, il fait nuit à 17h30-18h. Rapidement, les rues se vident et l'atmosphère devient lugubre. Non, je n'aime pas février.   Le fait est que chaque année, il y a un février. Au collège, on m'avait appris que la France est un climat tempéré : il fait chaud l'été et froid l'hiver. Le soleil influe sur la dopamine : on est heureux l'été et on broie du noir, l'hiver. Mais ça, ce n'est plus possible pour l'Homme moderne. Tout doit n'être plus qu'une fête permanente. D'ailleurs, le "blue monday", ce jour censément le plus déprimant de l'année, es...

Zemmour-Cali, le clash bidonné

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Tout le monde en parle ! C'est LA séquence marquante de la semaine médiatique ! Cali quittant le plateau de Pascal Praud, sur  CNews , excédé par Eric Zemmour... Sauf que ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Moi, je fais parti des rares à avoir vu l'émission en entier, pas juste le départ du chanteur...   Retour sur le contexte. Pascal Praud anime un débat quotidien, souvent avec des polémiques. C'est un peu l'Yves Calvi du pauvre et le niveau est assez inégal. Là, il reçoit Eric Zemmour. L'essayiste avait été condamné fin 2014. Lors d'une interview donné pour promouvoir  Le suicide Français , il avait sous-entendu qu'il fallait expulser les musulmans. Ca lui avait valu une levée de boucliers, un renvoi d' I-télé  et surtout, une condamnation pour provocation à la haine raciale. En appel, la condamnation a été levée : l'interview avait été donné à un journal italien et le tribunal français s'est déclaré incompétent. Et puis, entre temps, i...